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Le nerf facial est le
septième nerf crânien (VII). On parle
d’atteinte périphérique quand la
lésion affecte le deutoneurone, du noyau du
tronc cérébral où il naît
jusqu’aux muscles de la face ou il se connecte. Le
VII est un nerf mixte et comprend des fibres à
visée motrice, sensitive,
sensorielle et végétative.
On différencie
la paralysie faciale périphérique (PFP) de la
paralysie faciale centrale par deux faits cliniques essentiels
à connaître:
- Le
déficit moteur est homogène, touchant autant le
territoire supérieur que le
territoire inférieur de la face
- Il n’y a
pas de dissociation automatico-volontaire
L'importance de
l'atteinte motrice de la face varie beaucoup
d'un cas à l'autre. Elle porte sur les deux territoires
faciaux supérieur et
inférieur. En cas d’atteinte
très distale sur une branche terminale, l’atteinte
motrice ne sera que parcellaire.
A.
Le
type de description sera une PFP sévère chez le
sujet conscient.
On décrit :
1)
Des
signes faciaux, les plus évidents
a)
Au
niveau de la partie haute de la face (œil
et front):
- Au repos :
un effacement des rides du front,
un sourcil abaissé, une raréfaction ou une
absence du clignement, un
élargissement de la fente palpébrale aux
dépens de la paupière inférieure qui
est abaissée voire éversée chez le
sujet âgé (ectropion). L’œil
peut être larmoyant.
- Aux mouvements volontaires:
une impossibilité
de relever le sourcil, de plisser le front. Impossibilité de
fermer l’œil
(lagophtalmie). Le relever de la paupière
supérieure est préservé
(dépend du
III). On peut observer un signe de Charles Bell : lors de la tentative
infructueuse d’occlusion
palpébrale, l’œil
se porte en haut et en dehors. Cet échappement du globe
oculaire est un
mécanisme de protection cornéenne
réflexe qui est inconstant et n’est
pas dépendant de la
sévérité de la PFP. Son absence dans
les lagophtalmies
sévères expose à des complications
cornéennes plus précoces. Dans les PFP de
faible importance, on peut observer un signe de Souques (le
verrouillage des
paupières est moins ferme du coté du
coté paralysé et ne cache pas les cils qui
apparaissent plus longs). Il n’y
a pas de clignement à la menace.
b)
Au
niveau de la partie inférieure de la face
(nez, bouche, menton, cou):
- Au repos :
une asymétrie du visage, une
déformation de la bouche qui est attirée du
côté sain, une ptose de la joue et
une chute de la commissure labiale qui fait pencher la bouche du
côté paralysé,
un effacement du sillon naso-génien.
- Aux mouvements volontaires :
la bouche part du
côté sain, il y a impossibilité de
siffler et de gonfler les joues et une stase
alimentaire dans le sillon gingivo-jugal. Il existe un signe du
peaucier de
Babinski.
2)
Des
signes extra-faciaux
Ils témoignent
de l’atteinte
des autres fonctions du
nerf facial. Leur recherche est un élément du
diagnostic topographique de
l'atteinte :
- Œil
sec (nerf pétreux, niveau
ganglion géniculé)
- Troubles
du goût au niveau des 2/3 antérieurs de
l’hémi-langue
(lésion en amont de la corde du tympan, niveau portion
mastoïdienne)
- Diminution
de la sécrétion salivaire de la
glande sous-mandibulaire (lésion en amont de la corde du
tympan, niveau portion
mastoïdienne)
- Abolition
du réflexe stapédien et hyperacousie
douloureuse (lésion en amont du nerf du muscle de
l'étrier, niveau portion
mastoïdienne)
- Hypoesthésie
dans la zone de Ramsay-Hunt :
atteinte sensitive (lésion au niveau ou en amont de la
portion mastoïdienne)
B.
Chez le
sujet comateux
Une PFP doit
être recherchée systématiquement chez
tout
sujet comateux après un traumatisme crânien :
- Effacement
des rides du visage
- Sujet
qui fume la pipe
- Manœuvre
de Pierre Marie et Foix
(déclenche en l'absence de PFP une contraction
réflexe du visage à l’appui
forcé bilatéral en arrière du gonion)
C.
Diagnostic
de sévérité
La
sévérité de l'atteinte est
appréciée par la clinique
(intensité et rapidité d’installation)
et par l’électrophysiologie
(à réserver aux
PFP totales)
- Le
testing clinique
musculaire de la face : observation clinique de chaque groupe
musculaire de la
face et cotation de sa fonction. Il permet de suivre
l'évolution clinique. Des
échelles de cotation globale (House et Brackmann) sont
souvent utilisées.
- Les
explorations électrophysiologiques
- L'excitabilité
nerveuse : électroneuronographie,
test de stimulation-détection : tests simples et
- rentables
dans les dix premiers jours (J3-J10).
- L'électromyographie
de détection et de
stimulo-détection, plus fiable et reproductible, analysables
dès J8.
- Mais
il n'existe actuellement aucun test
pronostique entièrement sûr permettant de porter
un diagnostic de gravité dans
les premiers jours.
D.
Diagnostic
de localisation lésionnelle
- Quels
examens paracliniques simples réalisables
par l’ORL
permettent de situer la lésion sur le trajet nerveux ?
- Atteinte
au niveau ou en amont du ganglion
géniculé et des nerfs pétreux : test
de Schirmer positif (déficit lacrymal du
côté paralysé en comparaison de l’autre
côté)
- Atteinte
au niveau mastoïdien: test de Schirmer
normal mais électrogustométrie anormale et
absence de réflexes stapédiens
- Atteinte
au niveau du foramen stylomastoïdien ou
en aval : test de Schirmer et gustométrie normaux et
réflexes stapédiens
présents
- Quelle
place pour l’imagerie
?
- Une
imagerie sera réalisée dans les formes
progressives ou récidivantes, les formes graves non
régressives, les formes
syndromiques (surdité, vertiges, autres atteintes des nerfs
crâniens) (TDM
et/ou IRM)
Points clés
L’inocclusion
palpébrale est
pathognomonique d'une paralysie faciale
périphérique.
Il n'existe aucun test
précoce indiscutable
permettant d'affirmer qu'une paralysie faciale complète ne
récupérera pas ou
mal.
A.
La
paralysie faciale « idiopathique » ou « a
frigore » ou « paralysie de Bell »
C'est la plus
fréquente des paralysies faciales
périphériques : installation brutale sans cause
évidente, isolée,
précédée
parfois de douleurs mastoïdiennes et accompagnée de
troubles du goût.
Sa pathogénie
est encore discutée, mais l’étiologie
d'une réactivation virale semble aujourd’hui
démontrée. Les virus en cause
appartiennent au groupe herpès. Le HSV1 est le plus souvent
retrouvé.
C'est un diagnostic
d'élimination. Il faut donc TOUJOURS
s'assurer qu'il n'y a pas de cause otitique (otite aiguë ou
chronique type
cholestéatome) ou tumorale par un examen
spécialisé du tympan au microscope et
une audiométrie avec tympanométrie et recherche
des réflexes stapédiens.
L'évolution
est variable.
- Les
paralysies incomplètes et qui le
restent récupèrent toujours rapidement et
complètement (3 à 10 semaines)
- Les
paralysies complètes entraînent
dans 20 % des cas des séquelles à type de
syncinésies (mouvements associés) ou
de spasme hémifacial post-paralytique.
- Les
signes de mauvais pronostic sont :
la rapidité d’installation,
le caractère total d’emblée,
l’importance
des douleurs associées,
l’existence
de signes associées type surdité
acouphènes ou surtout vertige
- L’absence
totale de récupération
après 6 mois ou la récidive doivent TOUJOURS
faire réviser le diagnostic de
bénignité et proposer une imagerie (TDM et
surtout IRM).
Les tests
électrophysiologiques sont à recommander dans les
formes sévères d’emblée.
L’électroneuronographie
pratiquée
très précocement par l’ORL,
et répétée tous les deux jours
jusqu'au 10ème -12ème jour
ou l’EMG
de stimulodétection possible dès J5 mais plus
spécialisée sont à des
degrés
divers et en fonction de la compétence de l’électrophysiologiste,
les moyens
les plus fiables pour juger du pronostic. L’imagerie
n’a
pas de place dans
les formes isolées et d’évolution
bénigne.
Le traitement est
essentiellement médical :
- La
corticothérapie précoce et intense
paraît
hâter la récupération ( > 1
mg/Kg/j de prednisolone, par exemple Solupred®,
ou équivalent).
- Le
traitement antiviral (Valacyclovir (ZelitrexÒ) 2
cps X 3
pendant 8j) n’a
d’intérêt
que prescrit précocement dans les premiers jours ). Il est
discuté mais
largement utilisé aujourd’hui.
- La
décompression chirurgicale du VII intra
pétreux est réservée aux formes graves.
- Comme
pour toute paralysie faciale, il faut en
outre :
- Surveiller
l'œil : risque de kératite par
lagophtalmie : pommade, fermeture de l'œil, au besoin
tarsorraphie, ou injection
de toxine botulinique dans le muscle releveur de la paupière.
- Faire
pratiquer par le malade ou mieux le
kinésithérapeute des massages et des mouvements
faciaux pour maintenir le tonus
musculaire. (Pas d'électrothérapie en raison d’un
risque d’aggravation
vers le
spasme de l’hémiface).
Points clés
La paralysie faciale a
frigore est la plus
fréquente des paralysies faciales
périphériques.
Son pronostic est
bénin.
Son traitement est la
corticothérapie intense
et précoce.
Il
s’agit d’un diagnostic d’élimination.
L’absence
de récupération ou une récidive doit
faire réviser le diagnostic et impose une
imagerie.
B.
Les
paralysies faciales infectieuses
1)
Le
zona auriculaire
C’est un zona du
ganglion géniculé dû à la
résurgence du VZV (virus varicelle zona).
Il
se manifeste par :
- Une
otalgie souvent très intense, qui peut
précéder la PF
- Une
PFP d'installation brutale et très
rapidement totale
- Une
éruption vésiculaire pathognomonique dans la
zone de Ramsay Hunt (conque de l'oreille et méat auditif
externe adjacent).
Mais cette éruption peut parfois manquer.
- Très
fréquemment des signes de névrite du VIII
associée: surdité neurosensorielle,
acouphènes, vertiges (forme otitique)
- Des
céphalées
- Plus
rarement d’autres
atteintes des nerfs crâniens
dans les formes multinévritiques (V, IX, X)
Le
traitement associe :
- corticothérapie
précoce et intense, en l'absence
de lésion cornéenne ( > 2 mg/Kg/j de
prednisolone IV, par exemple
Solumédrol®, ou équivalent)
- des
antiviraux (aciclovir, par exemple Zovirax®,
valaciclovir, par exemple Zelitrex®) si le patient est vu
précocement (première
semaine). Dans les formes les plus sévères un
traitement parentéral (30 mG/
Kg/J d’acyclovir,
2mg / Kg /j de prednisolone) peut être discuté
- La
décompression chirurgicale du VII intra
pétreux est peu pratiquée
2)
La
maladie de Lyme
Cette
spirochétose due à Borrelia
Burgdorferi peut entraîner à sa phase secondaire
une paralysie faciale
(méningoradiculite). On recherchera des
antécédents de morsure de tique et d’érythème
migrant. Les macrolides, cyclines ou béta-lactamines sont
efficaces.
3)
L'infection
à VIH
Une
PFP peut être observée au
début de l'infection et peut révéler
la maladie. Elle est souvent associée à
des symptômes évoquant une sarcoïdose.
4)
Les
paralysies faciales otogènes
Elles
sont traitées avec
les complications des otites. Rappelons
que :
Une
paralysie faciale peut
compliquer une otite moyenne aiguë. Elle régresse
habituellement après
traitement de l'otite.
- Une
paralysie faciale compliquant une otite
moyenne chronique (cholestéatomateuse) impose une
intervention otologique
d'urgence.
- Une
paralysie faciale compliquant une otite
moyenne chronique sans cholestéatome doit faire rechercher
une tuberculose de
l'oreille.
C.
Les
paralysies faciales traumatiques
Le traumatisme peut
atteindre le nerf facial dans son trajet
intra pétreux ou extra pétreux.
1)
Les
fractures du rocher
Elles s'accompagnent
fréquemment d'une paralysie faciale
périphérique. Elle fait partie du tableau
classique, avec l'otorragie et les
signes cochléo-vestibulaires. Elle peut constituer le seul
signe permettant de
soupçonner une fracture du rocher chez un
traumatisé crânien. Il est
fondamental de faire préciser au patient, a sa famille ou
à l’équipe
d’urgentistes
si cette paralysie faciale a été
immédiate ou secondaire :
- Une
paralysie secondaire, d’origine
inflammatoire, guérit généralement
sans séquelle, à la condition d’un
traitement corticoïde précoce.
- Une
paralysie immédiate et complète doit faire
craindre une section ou un écrasement du nerf. Lae TDM du
rocher permet de
localiser la lésion nerveuse et de préciser le
caractère translabyrinthique (la
PFP est alors associée à des vertiges et une
surdité totale) ou
extralabyrinthique de la fracture. Une
intervention
chirurgicale exploratrice (simple décompression du nerf,
suture ou greffe) est
à programmer dès que l’état
neurologique du patient le permet.
2)
Les
plaies de la région parotidienne
Elles peuvent
léser le tronc ou les branches du nerf facial.
La constatation d'une paralysie faciale impose une
réparation chirurgicale
immédiate.
3)
Les
PF iatrogènes
Elles peuvent survenir
à tous les niveaux du nerf facial :
- Chirurgie
du schwannome vestibulaire dans
l'espace ponto-cérébelleux ou le méat
auditif interne.
- Chirurgie
otologique au niveau des 2ème
et 3ème
portions
intra pétreuses. En cas de PFP au réveil
après chirurgie de l’oreille
moyenne, une exploration chirurgicale du nerf doit être
réalisée en urgence.
- Chirurgie
parotidienne : La paralysie
faciale est évitable ou transitoire dans la chirurgie des
affections
parotidiennes bénignes (adénome
pleïomorphe...). Elle est parfois inévitable
dans la chirurgie des tumeurs malignes.
D.
Les
paralysies faciales tumorales
L'origine tumorale doit
être évoquée devant une PFP incomplète, fluctuante,
récidivante ou
progressive précédée ou
accompagnée d’un
spasme de l'hémiface. Ce contexte clinique impose
un bilan d’imagerie
(TDM + IRM) qui permet le diagnostic. La PFP peut cependant
être brusque,
simulant une paralysie a frigore. Il peut s’agir
:
- De
tumeurs du tronc cérébral atteignent le noyau
moteur du VII.
- De
tumeurs de l'angle ponto-cérébelleux
(neurinome, méningiome, cholestéatome primitif de
l'angle, métastase...) mais
la PFP est rare et souvent tardive.
- De tumeurs du rocher beaucoup
plus fréquemment :
neurinome du VII intra pétreux, méningiome intra
pétreux, cholestéatome
primitif du rocher, paragangliome tympano-jugulaire.
- Les
tumeurs malignes de la région parotidienne :
cancers primitifs de la glande parotide, métastase
ganglionnaire,
habituellement accessibles à la palpation
Dans le cas où
le nerf facial ne peut être conservé ou
reconstitué, des interventions palliatives peuvent
être proposées :
- Anastomoses
spino ou hypoglosso-faciales
- Téno
ou musculoplasties, à visée correctrice des
déformations faciales
E.
Les
paralysies faciales de cause rare,
congénitales ou générales
1)
Les
paralysies faciales néonatales :
- Malformative
isolée ou associée à d'autres
malformations
- Syndrome
de Moebius : diplégie faciale avec
atteintes oculomotrices
- Agénésie
du VII
- Néonatale
par compression du nerf facial à son
émergence au cours du travail, ou par une branche de forceps.
2)
Les
paralysies faciales de cause générale
- Sarcoïdose
entrant dans le cadre d'un syndrome
de Heerfordt (uvéo-parotidite), maladie de Wegener.
- Syndrome
de Melkerson-Rosenthal : paralysie
faciale à répétition ou à
bascule, avec langue scrotale et oedèmes de la face,
dont la cause est inconnue.
Points clés
Une paralysie faciale
traumatique immédiate et
complète doit être opérée
précocement.
Une paralysie faciale
périphérique progressive
avec hémispasme doit faire évoquer une
origine tumorale. Le bilan
d'imagerie scanographique et IRM apporte des arguments essentiels.
A.
Le
spasme de l'hémiface dit idiopathique ou essentiel
Ilse manifeste par des
mouvements cloniques des muscles
d'une hémiface innervés par le nerf facial. Ils
débutent au niveau de la
paupière inférieure, puis se propagent
à l'orbiculaire des paupières et vers le
bas du visage jusqu'au peaucier du cou, en restant strictement
unilatéraux.
Les secousses peuvent
être parcellaires, intéresser tout un
muscle ou plusieurs muscles. Elles sont synchrones. Ces mouvements sont
imprévisibles, paroxystiques,
répétitifs, de quelques secondes à
quelques
heures ; ils persistent pendant le sommeil et ne peuvent être
ni déclenchés, ni
arrêtés volontairement. Il n'y a pas de paralysie
faciale ni d'autre atteinte
neurologique. L'EMG est normale. On sait maintenant, depuis les
progrès de
l'imagerie avec l'IRM, que le spasme de l'hémiface est
dû à une anomalie
vasculaire au niveau de l'angle ponto-cérébelleux
: conflit entre une boucle
artérielle et le nerf facial. Il peut être aussi
symptomatique d’une
lésion tumorale sur le trajet du nerf facial.
Le traitement peut
être médical et symptomatique par
injection locale de toxine botulinique des aires musculaires
concernées ou
étiologique par abord chirurgical de l'angle
ponto-cérébelleux et décompression
du conflit artère/nerf.
B.
Le
blépharospasme
C’est une
dystonie focale qui se traduit par une contraction
involontaire, intermittente des paupières,
entraînant l'occlusion des yeux.
Selon son importance, il peut s'agir d'un simple clignement de
paupières
anormalement fréquent ou d'une occlusion forcée
complète des paupières, rendant
les patients quasiment aveugles dans les formes graves. La
lumière, la
télévision, la conduite automobile favorisent la
survenue du spasme. Il
survient le plus souvent chez la femme, débutant entre 50 et
60 ans. On
retrouve fréquemment une composante
génétique et un terrain psychiatrique
associé (syndrome dépressif, choc
psychoaffectif). Le traitement fait appel aux
anticholinergiques et aux injections locales et
répétées de toxine botulinique.
C.
Les
tics
Ce sont des mouvements
anormaux brefs, stéréotypés, pouvant
être suspendus pendant quelques minutes par un effort de
volonté, touchant
suivant les cas la face (clignements
répétés, contractions de la joue, de
la
bouche), la gorge (reniflements, raclements, grognements).
Ils se manifestent le
plus souvent dans l’enfance,
disparaissent en un an ou deux. Ils réapparaissent
à l'adolescence et chez l'adulte
jeune. Il peut s'y associer des troubles psychiatriques obsessionnels
compulsifs (TOC).
Il s'agit d'une
pathologie frontière à la neurologie et
à la
psychiatrie et une prise en charge sur ce plan est en
général nécessaire,
associée aux médications psychotropes.
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