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A.
Introduction
En
général l’orthophoniste est
sollicité lorsque le corps
médical constate un trouble du langage oral. Le but
principal d’une prise en
charge orthophonique est de corriger, si possible, ou
d’améliorer la
communication orale. Par extension et puisque les orthophonistes
interviennent
dans les troubles du langage oral, leur aide est souvent requise lors
de
troubles de communication au sens large, par exemple en cas de
déficience
neurologique ou d’un handicap neurosensoriel multiple.
L’orthophonie est
primordiale en cas de retard de langage, chez l’enfant. Il
s’agit en effet de
la situation où l’acquisition du langage oral est
rendue difficile par
l’altération auditive. On parle souvent de boucle
audio-phonatoire, les deux
fonctions, auditive et phonatoire étant
étroitement liées et en constante
interaction. Il est par exemple très difficile de chanter
juste lorsque l’on
s’entend mal. Du fait de leur centre
d’intérêt sur la production et sur la
compréhension du langage, les orthophonistes sont souvent
appelés à aider les
patients souffrant d’une altération fonctionnelle
du larynx, l’organe
phonatoire principal. Au maximum, leur aide sera indispensable en cas
d’absence
de larynx après chirurgie pour cancer par exemple. De même, comme
le larynx est aussi primordial
dans la déglutition, l’orthophonie est requise en
cas de troubles de la
déglutition, indépendamment de troubles
phonatoires. L’orthophonie a donc un
très vaste champ d’application. Il n’est
pas rare d’ailleurs que certains
orthophonistes préfèrent
« s’hyperspécialiser »,
soit dans la
surdité, soit dans les troubles pharyngolaryngés
de la déglutition et dans les
dysphonies.
En pratique, le
médecin a surtout un rôle diagnostique et
pose l’indication d’un bilan orthophonique.
C’est à l’issue de ce bilan que
l’orthophoniste décidera du type de prise en
charge adapté au sujet et du
nombre de séances à effectuer. Bien que le terme
puisse être controversé, on
parle souvent de rééducation orthophonique.
B.
L’indication
du bilan orthophonique
C’est ici le
rôle primordial du médecin. Il doit envisager
une prise en charge orthophonique chaque fois que
l’altération du langage, de
la phonation ou de la déglutition, handicape le patient
qu’il soigne. Bien
entendu, la démarche diagnostique de la cause du handicap,
doit toujours être
engagée soit préalablement, soit
simultanément au bilan orthophonique mais
jamais à posteriori. Par exemple, il ne doit pas
être prescrit une prise en
charge orthophonique chez un patient dysphonique tant que
l’on n’a pas vérifié
son larynx, a fortiori s’il s’agit d’un
sujet à risque de cancer laryngé. Pour
la surdité de l’enfant, la démarche est
un peu différente dans la mesure où
l’orthophoniste aide le médecin à
évaluer le handicap langagier induit par la
surdité. Il participe donc à
l’évaluation de la gravité du handicap
auditif.
Néanmoins, le médecin doit avoir tout mis en
œuvre pour typer le type de
surdité et pour connaître son stade ainsi que sa
cause. En d’autres termes, le
médecin ne doit pas se reposer sur l’orthophonie
pour établir un diagnostic à
sa place, même si l’aide de
l’orthophoniste est souvent précieuse.
C.
L’orthophonie
dans la surdité :
Le
rôle de l’orthophoniste est
indispensable dans le handicap auditif chez l’enfant. Chez
l’adulte qui a déjà
parfaitement entendu dans son passé, l’orthophonie
ne s’intéresse qu’aux
personnes profondément handicapée par la
surdité. En pratique cela concerne les
sourds sévères ou profonds dont l’aide
auditive externe ou implantée ne suffit
pas en elle-même à restaurer une boucle
audio-phonatoire correcte.
L’orthophonie vise dans ces cas à mettre en
œuvre tous les moyens et stratégies
possibles pour permettre une meilleure utilisation des perceptions
auditives
dans un but de compréhension et de production du langage
oral.
Chez l’enfant,
les signes d’alerte devant faire évoquer une
altération auditve doivent être bien connus. On
distingue la surdité
prélinguale et la surdité postlinguale, selon la
date d’installation de la
surdité, c’est à dire avant ou
après le début de l’acquisition du
langage. En
principe, la surdité postlinguale ne pose pas de
problème diagnostique puisque
les parents s’inquiètent rapidement de la
régression du langage de leur enfant.
La surdité prélinguale est en revanche plus
difficile à diagnostiquer, car il
n’y a pas de point de repère propre à
l’enfant qui lui – même n’a
jamais
commencé à parler. Il faut donc que le
médecin connaisse les grandes étapes du
développement du langage oral. Ces étapes sont
répertoriées dans un autre
chapitre mais il est utile d’en rappeler les
principales :
- Dès
le sixième mois in utero, les mères notent
certaines réactions de l’embryon aux bruits. On
sait maintenant que l’embryon à partir de cette
époque entend la voix de sa mère et
même d’une autre personne, en principe le
père, si celui–ci prend soin de parler au contact
du ventre de la mère.
- A la
naissance, le bébé est sensible aux bruits
environnants, et réagit de façon bien connue aux
bruits qui le surprennent. Ce sont des réflexes
archaïques, comme celui de Moro où le
bébé écarte les bras en
réaction à un bruit extérieur.
- A
partir de 3 mois le bébé commence à
produire des sons. Il s’agit souvent de cris de joie, et de
production stéréotypées
(« areu »).
- A
partir de 4 à 5 mois le nourrisson gazouille : les
sons produits l’intéressent et il en joue en en
modulant l’intonation.
- Vers 6
mois le bébé réagit à son
prénom. Entre 6 et 9 mois apparaît le babillage
avec le doublement des consonnes,
préférentiellement le
« baba ». L’imitation
des sons et intonations commence. Le bébé
à cette période donne un objet sur demande.
- A 12
mois, il prononce quelques mots, au moins un, souvent papa ou mama(n).
- Entre
18 et 20 mois l’enfant associe deux ou trois mots en formant
des métaphrases et a déjà un
vocabulaire d’une cinquantaine de mots.
- A
partir de 20 mois le vocabulaire s’enrichit rapidement et
à 3 ans le langage devient fluide. Lenfant comprend le
« je », fait de
véritables phrases avec sujet-verbe-complément.
- A 5
ans l’enfant est capable de raconter une histoire
complète en produisant des phrases
élaborées.
Ce schéma peut
d’un individu à l’autre
présenter quelques
variations, mais globalement, si un retard est noté, il est
indispensable
d’évoquer un retard de l’acquisition
langagière et en premier lieu une
altération auditive.
On doit insister ici sur
l’importance toute particulière que
le médecin doit apporter à l’impression
des parents vis-à-vis de l’audition de
leur enfant. Il ne s’agit pas d’être
faussement rassuré par des parents pensant
que leur enfant entend bien alors même qu’un retard
franc de langage est
remarqué. Au contraire, il faut accorder la plus grande
importance aux parents
inquiets de l’audition de leur enfant, d’autant
plus qu’ils ont déjà eu
d’autres enfants ou qu’il existe des facteurs de
risque de surdité (antécédents
familiaux, grossesses difficiles notamment gémellaires,
naissance difficile,
infections néonatales, séjour en
réanimation etc… cf chapitre sur la
surdité de
l’enfant).
Le diagnostic de
surdité prélinguale est à ce point
difficile à évoquer que beaucoup
d’erreurs sont commises. Or, le développement
du cortex auditif spécialisé dans le langage est
dépendant de la fonction
auditive et ce, pendant une période très
précise. En pratique, si un enfant
n’entend pas avant un certain âge, 5 ans
étant la date rédhibitoire pour une
aide auditive, il ne sera plus possible de lui permettre
d’acquérir un langage
oral correct, quelque soit le moyen de réhabilitation
auditive mis en œuvre.
C’est pourquoi un dépistage auditif
néonatal a toute son importance, à condition,
bien sûr, de l’entourer des précautions
d’annonce du diagnostic et d’un soutien
à la fois technique et psychologique constant et efficace.
C’est donc
avant tout par un retard de langage ou un trouble
de la phonation que le diagnostic de surdité est
évoqué. Il
est important de préciser certaines
définitions.
- On
parle de retard de langage lorsque le schéma
d’acquisition que nous venons de rappeler n’est pas
respecté. Au maximum si le diagnostic est
évoqué tardivement l’enfant de 3 ans
aura des difficultés à organiser les mots pour
former des phrases. Il aura également des
difficultés de compréhension.
- Le
retard de parole concerne la prononciation des mots qui est
altérée, par défaut de prononciation
correcte de certains phonèmes ou encore
difficulté à associer ou organiser les
phonèmes qui forment un mot (inversion ou omission de
phonèmes, confusions simplification).
- L’articulation
est dite altérée quand on note une erreur
permanente et systématique de la prononciation de certains
phonèmes (par exemple le zozotement).
- Le
bégaiement est une altération du rythme de la
parole avec répétition de certaines syllabes ou
phonèmes marquant l’impossibilité de
produire le son suivant attendu.
- La
dysphasie est une atteinte sérieuse du
développement du langage, possiblement imputable
à une altération centrale de
l’audition.
Le bilan orthophonique
servira en premier lieu à préciser le
retard de langage, son type, et à envisager la prise en
charge orthophonique
adéquate. Même si devant toute
altération du langage le médecin doit se poser
la question de la surdité, il n’est pas rare de
voir le diagnostic évoquer par
l’orthophoniste après un bilan demandé
par exemple devant des difficultés
scolaires.
Chez l’enfant
prélingual, le bilan orthophoniste évaluera de
plus l’appétence de l’enfant
à communiquer et à écouter le monde
sonore
environnant s’il a quelques restes auditifs. Une fois
l’aide auditive mise en
place, qu’elle soit externe ou par implant
cochléaire, l’orthophoniste évaluera
les progrès dans la communication et les progrès
langagiers de l’enfant. L’aide
de l’orthophoniste est souvent bienvenue pour adapter les
réglages des aides
auditives.
Chez l’enfant
devenu sourd après que le développement du
langage se soit amorcé (association de mots en
métaphrases déjà acquise) on
parle de surdité postlinguale. Le rôle du bilan
orthophonique est là aussi de
préciser le retard c’est à dire
d’évaluer le niveau du langage de
l’enfant
handicapé.
Dans tous les cas, le
rôle de la prise en charge
orthophonique est d’aider l’enfant à
rattraper son retard et à s’aider de tous
les autres moyens pour mieux comprendre son environnement sonore. La
lecture
labiale prend un intérêt primordial. On peut
s’aider de codes spécifiques
formés avec les doigts sur les lèvres lors de la
prononciation des mots, pour
permettre un déchiffrage plus facile et plus juste de la
lecture labiale. Ce
langage codé, le LPC, est d’une importance
capitale en cas de surdité
réhabilitée par implant cochléaire. On
insiste actuellement sur l’efficacité
d’une rééducation orthophonique
multimodale (auditive et visuelle) en cas de
surdité.
Chez l’adulte
devenu sourd la prise en charge orthophonique
sert à aider le patient à mieux comprendre ses
interlocuteurs et à mieux
appréhender le monde sonore environnant. L’aide
auditive externe a fait tant de
progrès que souvent l’orthophonie n’est
requise qu’en cas de surdité profonde.
Toutefois, même dans les stades de surdité moins
importants l’orthophonie peut
se justifier, au moins pour l’apprentissage de la lecture
labiale, afin de
rendre la compréhension plus facile, mais aussi dans le but
de faciliter la
prise en charge ultérieure en cas d’aggravation
prévisible de la surdité.
D.
Altération
du langage écrit :
On peut avoir
à demander une prise en charge orthophonique
devant des troubles du langage écrit. Des enfants sont en
échec scolaire à
cause de cela. Il existe souvent un trouble du langage oral
associé, mais ce
n’est pas obligatoire.
On parle de dyslexie en
cas de problèmes d’apprentissage de
la lecture avec confusion de graphèmes, inversion ou
omission de lettres. La
dysorthographie concerne les troubles de l’acquisition des
règles
orthographiques. La dysgraphie est remarquée sur une
calligraphie excessivement
mauvaise. Il peut aussi s’agir de troubles du raisonnement
logique, notamment
révélé par des difficultés
majeures en mathématique.
En pratique devant des
difficultés d’apprentissage scolaire
de ce type, il est bon d’une part de vérifier
l’acuité auditive, et d’autre
part de demander un bilan orthophonique.
E.
En
cas d’enfants polyhandicapés,
L’orthophonie
s’inscrit dans une
stratégie de prise en charge multidisciplinaire, en
développant tout moyen de
communication avec le monde environnant, même en cas
d’impossibilité de langage
oral et/ou écrit, et même en l’absence
de surdité périphérique.
F.
L’orthophonie
dans les troubles pharyngo-laryngés (dont la dysphonie):
Il
y a dans ce cas une altération
de la fonction laryngée, et par suite bien souvent de la
déglutition. Soit le
larynx est endommagé à la suite d’une
chirurgie, soit c’est sa mobilité qui est
altérée.
Dans la paralysie
laryngée, l’orthophoniste fait le bilan de
l’atteinte phonatoire et met en route une prise en charge
visant à compenser le
défaut de mobilité unilatéral par
l’autre côté. Le diagnostic
précis de
l’atteinte laryngée est indispensable et guide en
partie la prise en charge
orthophonique (position et tonicité de la corde vocale). En
cas d’atteinte
bilatérale, le rôle de l’orthophoniste
est plus relatif. Dans l’atteinte
fonctionnelle intermittente avec dysphonie spasmodique,
l’orthophoniste aide le
sujet à maîtriser sa phonation. Dans la mauvaise
utilisation laryngée avec
forçage vocal le rôle de l’orthophoniste
est indispensable pour que le patient
puisse mieux utiliser sa voix et sa respiration, afin de ne pas
entretenir la
formation de nodule vocaux (kissing nodules). L’orthophonie
doit encadrer un
tout geste de microchirurgie vocale à visée
fonctionnelle.
Dans l’atteinte
organique du larynx, après chirurgie le plus
souvent, l’orthophonie est indispensable afin
d’atteindre 2 objectifs
essentiels : une phonation audible, et une
déglutition correcte en évitant
au maximum les fausses routes. La prise en charge orthophonique vise
dans ces
cas, non seulement la mobilité du larynx restant, mais aussi
la bonne
coordination paryngolaryngée lors de la phonation et surtout
de la déglutition.
Dans le cas extrême de la laryngectomie totale,
l’orthophonie permet
l’acquisition de la voix laryngée en utilisant la
musculature du pharynx.
Dans tous les cas il est
indispensable de soutenir le
patient opéré du larynx par de
l’orthophonie.
G.
L’orthophonie dans la dysphagie:
En dehors
d’altération du larynx, il peut y avoir des
troubles de la déglutition. Le cas typique est
représenté par la chirurgie de
l’oropharynx. Certaines équipes rapportent
près de 40% d’altération de la
déglutition chez ces patients. La prise en charge
orthophonique sert ici à
mobiliser le néopharynx et à faire prendre
conscience au patient des mouvements
de déglutition qui l’empêcheront de
faire des fausses routes.
H.
L’orthophonie
dans l’atteinte vélopalatopharyngée et
buccale:
Elle
est un soutien primordial
pour l’acquisition correcte de la parole en cas de fente
labiopalatine ou autre
malformation vélopalatopharyngée, ou en cas de
trouble fonctionnel
vélopharyngé. La prise en charge orthophonique
permet de faire face à une
insuffisance vélaire avec rhinolalie (fuite d’air
vers les fosses nasales lors
de la phonation). Si une chirurgie réparatrice est
envisagée, l’orthophonie est
indispensable à la récupération
fonctionnelle.
I.
L’orthophonie dans les atteintes
neurologiques:
Notamment
après accident vasculaire cérébral, il
peut
exister des troubles complexes centraux, à la fois de la
phonation et de la
déglutition, par atteinte non seulement de la
motilité laryngée ou pharyngée,
mais aussi par défaut de coordination
pharyngolaryngée. La production de la
parole peut aussi être altérée de
même que le langage. L’atteinte étant
susceptible de récupération au moins partielle,
l’orthophonie est une aide indispensable
non seulement pour stimuler autant que possible la
récupération mais aussi pour
aider le patient à s’adapter à son
état instable à chaque étape de
récupération
s’il y a lieu.
L’orthoponie
est en pratique indiquée en cas de troubles
neurologiques du langage (aphasie, démence, notamment
maladie d’alzheimer,
vieillissement avec atteinte cognitive) de la parole (dysarthrie), de
l’écriture (atteinte centrale neurovisuelle), en
cas de dysphonie et de
troubles de la déglutition.
A.
Introduction
Le
kinésithérapeute est un
professionnel de santé
formé en 3 ans après un concours (1400 places
réparties dans environ 30 écoles).
Le masseur
kinésithérapeute réalise des actes
manuels et
instrumentaux qui ont pour finalité soit de
prévenir, soit de rétablir ou de
suppléer à une incapacité
fonctionnelle. Il est habilité sur prescription
médicale à participer au traitement de nombreuses
affections. Il est conduit
dans les limites de ses compétences à pratiquer
un bilan. Celui-ci comporte
l'évaluation des déficiences et
de
l'incapacité fonctionnelle. Il permet d'établir
un diagnostic "
kinésithérapique " et de proposer des techniques
de rééducation. La
prescription de prise en charge relève du médecin
qui peut à tout moment modifier
celle-ci.
Il est
précisé dans les textes réglementaires
que le masseur
kinésithérapeute participe dans le cadre des
pathologies
oto-rhino-laryngologiques à la
rééducation vestibulaire des troubles de
l'équilibre, la rééducation des
troubles de déglutition isolée et la
rééduction
maxillo-faciale.
B.
Kinésithérapie
et Rééducation maxillo-faciale
Elle est
indiquée dans la dysfonction de l'articulation
temporo-mandibulaire.
Les symptômes
sont de deux ordres : douleurs et diminution
de l'ouverture buccale. Les étiologies sont multiples :
séquelles de
traumatisme, séquelles chirurgicales, atteinte fonctionnelle.
L'objectif de la
kinésithérapie
est d'améliorer l'ouverture buccale
en
réduisant les contractures.
C.
Kinésithérapie
et paralysie faciale
Le handicap
lié à une paralysie faciale
périphérique est
très anxiogène pour le patient. Le pronostic
dépend de l'étiologie.
Qu'il soit bon ou
péjoratif, une prise en charge
kinésithérapique est souvent indiquée.
L'objectif est double : rééducation et
aide psychologique.
La
rééducation comporte :
- des
massages faciaux à type de drainage lymphatique.
- un
travail par groupes musculaires ( expression mimique )
- des
contractions faciales globales et
le travail en force sont proscrits.
Cette
rééducation à
sa place tant au début de la paralyse qu'au stade des
séquelles (contractures,
syncinésies et spasme facial).
D.
Kinésithérapie
et rééducation vestibulaire
L'équilibre
est une fonction complexe. Il fait appel à 3
afférences sensorielles (vestibulaire, visuelle,
proprioceptive). De leur
concordance dépend un fonctionnement normal et inconscient
de l'équilibre. Une
atteinte de l'appareil vestibulaire entraine un trouble de
l'équilibre qui se
traduit entre autre par des manifestations vertigineuses.
La
rééducation vestibulaire a deux objectifs en
fonction de
l'origine des troubles :
- En cas
du vertige positionnel paroxytique bénin, restorer une
fonction vestibulaire normale.
- Dans
les autres cas, développer des suppléances
visuelles et proprioceptives et diminuer les conséquences
subjectives des manifestations vertigineuses.
1)
Le
vertige positionnel paroxystique bénin.
Le traitement du vertige
positionnel paroxystique bénin
(cause la plus fréquente de vertiges) n'est pas à
proprement parler une
technique de rééducation mais une
thérapeutique. Il fait appel à une
manœuvre
libératoire destinée à
déplacer les otolithes qui ont migré dans le
canal
semi-circulaire postérieur le plus souvent.
Le patient ressent dans
certaines positions (décubitus
latéral ou lors de flexion extension de la tête)
une sensation vertigineuse
intense et brève.
La manœuvre qui
peut être réalisée par un
kinésithérapeute,
après avis médical, consiste à
déclencher chez le patient allongé, la
manifestation vertigineuse et à rapidement retourner le
patient de l'autre côté
afin de déplacer les otolithes et les faire " sortir" du
canal
semi-circulaire postérieur (manœuvre de SEMONT)
2)
Autres
situations vertigineuses.
Les buts
recherchés sont:
- diminuer
l'intensité, la durée, la fréquence
des -vertiges,
- d'améliorer
l'équilibre debout à la marche,
- diminuer
des symptômes associés (nausées).
La
rééducation est indiquée dans les
situations suivantes :
- atteinte
vestibulaire unilatérale telle que névrite
vestibulaire, section du nerf vestibulaire ( par exemple
après neurinome de l'acoustique. )
- atteinte
vestibulaire bilatérale
- troubles
de l'équilibre de la personne âgée
caractérisés par l'absence d'utilisation des
informations vestibulaires souvent associée à une
diminution des autres informations sensorielles ( vision,
proprioception, cinétose ou mal des transports ).
Les techniques
utilisées sont :
- stimulations
à l'aide d'un fauteuil rotatoire qui agit sur la
réflexivité des deux vestibules.
- stimulations
optocinétiques ( projection de points lumineux en mouvement
avec un patient debout ). Cette technique diminue une
éventuelle dépendance visuelle et favorise les
informations somato-sensorielles.
- plate
forme proprioceptive. Le sujet est debout sur une plate forme mobile.
L'objectif est de développer la proprioception en favorisant
les informations somato-sensorielles.
Ces
différentes techniques sont associées
à une prise en
charge psychologique et un soutien psychologique qui permettent de
dédramatiser
la situation.
E.
Kinésithérapie
et chirurgie carcinologique cervicale
La réalisation
d'un curage ganglionnaire associé à une
radiothérapie et susceptible d'entrainer des troubles
trophiques et
éventuellement des lésions au niveau du nerf
accessoire ( XI ème paire
crânienne ). Ce traumatisme entraine une douleur de
l'épaule avec une difficulté
à lever le bras en abduction. A l'examen, le haussement
d'épaule est
déficitaire et le décollement de la scapula
anormal.
Le
traitement associe
la mise en place d'une attelle de suspension de l'épaule
à visée antalgique
ainsi que des techniques de compensation par les autres muscles. La
récupération est souvent incomplète.
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