Chez le sujet conscient, les plaintes fonctionnelles évocatrices sont : la douleur, la surdité ( hypoacousie , cophose ), l'existence de vertiges, d'une gêne faciale (incontinence salivaire ) ou d'une otorragie.
En pratique, l'audition doit être appréciée dès que l'état de conscience le permet, grossièrement à la voix et au diapason, puis par une audiomètrie.
- Une cophose doit faire redouter une fracture labyrinthique.
- Une surdité de transmission peut témoigner d'un hémotympan, d'une perforation tympanique ou d'une dislocation ossiculaire.
- Une surdité de perception témoigne d'une commotion labyrinthique qui peut s'observer dans les traumatismes crâniens même sans fracture. L'amélioration se produit en quelques jours sauf en cas de fistule périlymphatique (microfracture labyrinthique).Dans ce cas, une chirurgie exploratrice est indiquée.
La recherche de signes vestibulaires revêt une grande valeur ; un nystagmus battant du côté opposé à la lésion fait craindre une fracture labyrinthique.
L'examen clinique pourra retrouver un écoulement de sang (otorragie) ou de LCR dans le conduit (otoliquorrhée: brèche entre la méninge temporale et la caisse du tympan).
- Cet écoulement peut se faire dès les premiers jours, souvent mélangé à du sang, et cesse généralement en quelques jours ; sa persistance impose de colmater la brèche.
- A l'otoscopie : une perforation tympanique, un hémotympan (collection de sang derrière le tympan) ou une plaie du conduit auditif externe par fracture du tympanal (otorragie sans hémotympan).
- La paralysie faciale de type périphérique peut être révélatrice d'une fracture du rocher homo latérale par compression du nerf facial dans son conduit osseux. Sa découverte est un excellent signe en faveur d'une fracture du rocher.
- Il est important de savoir si la paralysie est d'apparition immédiate (section ou écrasement du nerf, pronostic péjoratif) ou secondaire (compression par hématome ou œdème : bon pronostic).
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